Deux cavaliers armés
Carnet de dessins de Villard de Honnecourt
Croquis et dessins au crayon et à l'encre par l'auteur.
Parchemin, 33 feuillets, 232 × 152 mm. Reliure cuir, en forme de portefeuille
BnF, département des Manuscrits, Français 19093, f. 8v
© Bibliothèque nationale de France
Ces deux pauvres cavaliers n'ont guère un aspect guerrier et tiennent leurs lances plutôt comme des cannes à pêche. L'un deux porte un bonnet que Lassus pense être un « béguin civil » et qui ressemble au couvre-chef de la figure barbue de la page 18. L'autre est tête nue, les cheveux au vent. Dépourvus d'armure, en robe, les jambes nues ou tout juste revêtues de chausses par-dessus lesquelles sont attachés leurs éperons, ils ont, pour seule arme défensive, des boucliers en forme d'écu.
Ce dessin ne semble pas être une scène symbolique, comme la figure de l'Orgueil et celle de l'Humilité de la page 6, mais pourrait plutôt représenter une joute populaire ou illustrer un conte satirique ridiculisant la chevalerie, dans l'esprit de Don Quichotte. Le dessin est intéressant, notamment par les indications qu'il donne sur le harnachement des chevaux, plus sommaire pour celui de gauche qui paraît bien petit pour son cavalier. Les deux bêtes portent des sabots cloutés, et, entre les selles à pommeau et leur dos sont interposées des couvertures de protection.
 
 

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