Diplôme de maître délivré au frère Pierre Barbier
Paris (Loge des Hospitaliers français), le 26e jour du onzième mois 1830 [26 janvier 1831].
Parchemin, 39 x 47,5 cm
BnF, département des Manuscrits, FM5 (2243)
© Bibliothèque nationale de France
Dans la franc-maçonnerie, un diplôme est un document certifiant à son possesseur la qualité de maître, particulièrement utile lorsque le frère doit se déplacer. Il lui assure, en effet, accueil et soutien sur tout le réseau des loges d'une même obédience, en France ou à l'étranger. Chaque passage par une loge sœur est signalé au verso du diplôme, la mention étant datée et signée par une des « lumières » de la loge (le Vénérable ou le secrétaire, par exemple).
Ce document, qui constitue un précieux viatique pour son possesseur et qui ne quitte pas sa poche, se doit d'être résistant. Le parchemin possède assez de robustesse pour supporter d'être ainsi plié, mis dans la poche et transporté de ville en ville, ou de pays en pays. Le sceau de cire rouge est protégé, quant à lui, par une boîte en fer-blanc. D'autre part, un diplôme est le fruit d'un acte assez solennel, d'une initiation. Il se doit donc aussi d'être beau.
Si, à partir de 1773, l'obédience gère le monopole de la fabrication et de la distribution des diplômes, les loges continuent de décerner elles-mêmes des certificats et usent pour cela de diplômes en blanc, souvent agrémentés sur le pourtour d'un décor symbolique gravé à l'eau-forte, comme ici. À Paris, sous la Restauration, le frère Brun tenait boutique rue Saint-Honoré pour toutes sortes de décors maçonniques (tabliers, bijoux, cordons, certificats, ornements des loges, etc.). Il faisait connaître ses prix dans des circulaires envoyées aux ateliers. C'est un diplôme sorti de son officine qui est montré ici.
 
 

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