« Souvent femme varie, / Bien fol est qui s’y fie… »
Auguste-Gaspard-Louis Desnoyers (1779-1857), François Ier montre à Marguerite reine de Navarre, sa sœur, le distique qu’il vient de tracer avec un diamant sur l’un des vitraux du château de Chambord, 1817.
BnF, département des Estampes et de la photographie, RÉSERVE AA-5, Desnoyers, Auguste-Gaspard-Louis
© Bibliothèque nationale de France
Les vers royaux prétendument gravés à Chambord sont en fait de Victor Hugo. Même si le mémorialiste Brantôme relate avoir lu, dans la dernière partie du XVIe siècle, les mots « Toute femme varie » écrits de la main du roi à côté de la fenêtre de la chambre royale, si, un siècle plus tard, le médecin Jean Bernier affirme qu’on peut lire sur un « carreau de vitre » d’un cabinet joignant la chapelle du château « Souvent femme varie / Mal habil qui s’y fie », la formulation que nous avons aujourd’hui à l’esprit semble bien être une forgerie hugolienne. L’apocryphe devient ainsi distique historique qui nous donnerait accès à l’âme du roi !
 
 

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