Épée de François d’Angoulême, dite « de Pavie »
Piero Antonio Cataldo ou Chataldo (lame), travail français ou italien (garde), France ou Italie, vers 1505-1510.
Acier forgé, gravé et doré, bronze, or ciselé et émaillé. Longueur : 0,95 m ; largeur : 0,14 m ; profondeur : 0,043 m
Provenance : Madrid, Real Armería, rapportée en France sur ordre de Napoléon Ier en 1808, exposée au musée des Souverains au Louvre à partir de 1852, puis renvoyée au musée d’Artillerie en 1872.
Musée de l’Armée, inv. 993/J 376
Photo © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette
Rares sont, au début du XVIe siècle, les armes personnelles ne jouant pas le rôle d’un instrument d’investiture ou n’exprimant pas l’autorité d’une cité, d’une institution ou d’un État, à être conçues exclusivement pour l’apparat, ce qui est le cas de cette épée. L’absence de couronne royale surmontant la salamandre indiquerait que cette épée, au symbolisme chrétien marqué, aurait été réalisée avant l’avènement du souverain Valois, et qu’il l’aurait conservée près de lui comme un objet personnel jusqu’au moment du désastre de Pavie. C’est en effet, selon la tradition espagnole, après la déroute militaire subie par les Français et la capture de François Ier que le colonel général des troupes italiennes au service de Charles Quint, Juan de Aldana, aurait prélevé dans la tente du roi vaincu cette épée, une dague garnie d’argent doré décorée à l’antique, un collier de l’ordre de Saint-Michel et un livre d’heures de l’office de la Vierge.
Unique par sa somptuosité et sa typologie, cette arme peut cependant être comparée à quelques autres grandes épées princières de conception italienne contemporaines, comme celle sans doute offerte à l’empereur Maximilien Ier après son mariage avec Bianca Maria Sforza en 1494.
 
 

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