L'archevêque de Reims oint le front du roi ; à gauche, l'archevêque présente l'épée royale ; à droite, le sénéchal tient cette épée
On revêt le roi de la tunique, du manteau et de la couronne sur laquelle tous les pairs posent les mains ; l'archevêque l'embrasse
L'archevêque remet le sceptre au roi
L'abbé de Saint-Denis, accompagné d'une procession, apporte la sainte ampoule
Ordo du sacre de 1250 (Ordo ad coronandum regem et reginam Francorum). Paris, vers 1250
Enluminures de Maître de la Vie de Saint-Denis et Maître de Guignes.
Parchemin, 215 × 150 mm
BnF, département des Manuscrits, Latin 1246, fol. 4
© Bibliothèque nationale de France
La cérémonie du sacre rappelle le baptême de Clovis, à la fois baptême et sacre, par l'évêque de Reims, Rémi, en 498 ou 499. C'est seulement aux XIIe et XIIIe siècles que le partage des rôles est définitif entre Reims, la ville du sacre, Paris, la ville du trône, et Saint-Denis, la ville de la tombe. La concurrence entre ces deux dernières est vive : gardienne d'une relique exceptionnelle, un clou de la Passion, dépositaire de l'oriflamme, Saint-Denis reçoit en garde les insignes royaux, les regalia (sceptre, main de justice, couronne) et les ornements royaux (chemise, tunique, sandales, éperons).
 
 

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