François Ier en son conseil restreint
Charles de Saint-Gelais, Les excellentes chroniques des faits du prince Judas Machabée, Paris, Antoine Bonnemère, 1514 (enluminé c. 1515).
Livre imprimé avec deux feuillets manuscrits insérés en tête. Exemplaire sans doute destiné à Louis XII puis modifié pour François Ier, comme le montrent deux passages grattés au prologue.
BnF, Réserve des livres rares, Vélins 1128
© Bibliothèque nationale de France
Au début de son règne, la figure de François Ier en majesté, trônant en manteau de sacre avec les regalia (couronne, sceptre et main de justice), est presque toujours accompagnée de conseillers, expression d'un pouvoir qui ne s'envisage que de façon tempérée. La mise en scène est identique quelles que soient les institutions représentées : le monarque siège au sommet d'une pyramide évoquant un processus où la décision individuelle procède toujours de la délibération collective.
Le roi ne prend conseil que d'individus éclairés, en général répartis entre ecclésiastiques et laïcs, ces derniers étant de plus en plus souvent représentés par des juristes en bonnet carré et non plus par des gentilshommes armés. Le peuple n'intervient qu'exceptionnellement, rappelant que son soutien est indispensable.
Rares sont les individus identifiables dans ces scènes génériques où le roi lui-même apparaît comme un ensemble de symboles et non comme un visage. Une exception est faite pour la mère du roi, Louise de Savoie, qui incarne la dimension familiale du pouvoir.
 
 

> partager
 
 
 

 
> copier l'aperçu
 
 
> commander