L'art de la proportion
Dans Luca Pacioli, Divina proportione opera, édité par Paganino de Paganini, Venise, 1509.
Livre imprimé sur papier. Reliure en maroquin grenat, XIXe siècle
BnF, Réserve des livres rares, RÉS-V. 463, fol. 34v - 35r
© Bibliothèque nationale de France
Lorsque Geoffroy Tory entreprend de rédiger l'ouvrage de théorie des lettres qui deviendra le Champ fleury, il se fait le passeur des idées qui commencent à naître un peu partout en Europe, et notamment en Italie. L'un de ses ouvrages de référence est le superbe traité du mathématicien Luca Pacioli, pour lequel Léonard de Vinci est réputé avoir fourni des illustrations. Après avoir longuement disserté sur le nombre d'or et les polyèdres, il propose un alphabet romain tracé à la règle et au compas. Tory s'en inspirera très largement, tout en ajoutant des connotations morales à ce qui n'est au départ qu'une ambition de retrouver la pureté des proportions antiques.
 
 

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