1er rondeau : Le symbole de la Croix avec allusions à la vie de François Ier
Interprétation du psaume XXVI, Dominus Illuminatio mea, avec allusions à la vie de François Ier par François Demoulins, avec dessins à la plume de Godefroy le Batave, France, 1516.
BnF, département des Manuscrits, Français 2088, fol. 1
© Bibliothèque nationale de France
La mise en page du manuscrit présente en haut de chaque page, un verset ou un extrait du psaume en latin écrit à l'encre rouge. Il est suivi de l'illustration en forme de médaillon, "rondeau" pourvu d'une bordure noire sur laquelle le texte du psaume est répété en lettres d'or. Au-dessous de l'illustration, le commentaire de Demoulins met en relation le psaume avec une action ou une pensée du roi, puis se termine avec la traduction française du psaume, également à l'encre rouge.
L’opuscule de Demoulins va souligner les coïncidences entre les vies de François Ier et celles des deux empereurs de l’histoire de la Vraie Croix, Constantin et Héraclius. La bataille de Marignan, qui a eu lieu la veille et le jour de l'exaltation de la Sainte-Croix (13 et 14 septembre 1515), est souvent appelée "journée Sainte Croix" par les contemporains.
Sur cette première illustration, la Vraie Croix est représentée avec l'inscription "I.N.R.I." et les trois clous. À la croisée des bras, un médaillon Christus salus mea. Au pied de la croix Illuminatio victoriae au centre d’un soleil flamboyant, proche de l’emblême des Minimes fondé par saint François de Paule.

Transcription du texte :
« Le XIIe jour de fevriez, mil cinq cens et seze, d’Horiol sur la riviere de Drome Madame fut spirituellement admounestee de faire parler son humilité à l’obeissance du Roy son filz. Et le supplier que pour oraison devote il prinst le pseaulme XXVIe, lequel est convenable pour luy, selon veritable narration, suyvant la declaration de son adventure, et moult luy profitera si à la requeste de la dame qu’il ayme tant il veult chanter et dire comme David : « Dominus illuminatio mea, et salus mea, quem timebo ? ».
Le roy portant l’enseigne de la croix en sa secrete pancée dyt à la persuasion de MADAME sa mère :
« Noustre Seigneur est mon illumination et mon salut, qui est doncquez celuy qui me fera timide ? »
 
 

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