Portrait de Henri II enfant
Portraits dessinés de la Cour de France
François Clouet (vers 1520-1572), vers 1553.
Pierre noire et sanguine
BnF, département des Estampes et de la photographie, RÉSERVE NA-22 (10)-BOITE
© Bibliothèque nationale de France
Roi à vingt-huit ans, Henri II donna à sa maîtresse Diane de Poitiers un pouvoir considérable : elle devint toute puissante. Sous son influence, Henri II laissa se développer la puissance des Guise hostiles aux protestants. Lors d'un tournoi organisé pour les fêtes du mariage de sa fille Élisabeth de France avec Philippe II, roi d'Espagne, le roi de France qui arborait les couleurs blanche et noire de Diane de Poitiers, et qui avait rompu déjà plusieurs lances, voulut finir sur un coup d'éclat. Il ordonna à son capitaine des gardes écossaises, Gabriel de Montgoméry, de courir contre lui, et fut mortellement blessé d'un coup de lance au front et à l'œil. Il semble que le célèbre Nostradamus, médecin, astrologue et conseiller du roi, avait, dans un quatrain, prédit cette fin. De même, l'observation des conjonctions astrales, auxquelles on attachait une grande importance, laissait prévoir une blessure mortelle à la tête.
L'historien Yvan Cloulas rapporte l'opinion des ambassadeurs vénitiens sur le physique du roi : "Henri a une haute stature. Il est fort bien proportionné. Il a le teint mat, un beau front dégagé sous une chevelure noire, des yeux sombres et brillants. Il porte la barbe en pointe, longue de deux doigts. Contarini trouve cette physionomie agréable bien qu'à son goût le nez soit trop grand et le dessin de la bouche ordinaire."
Brantôme, dans son Éloge d'Henri II, le dit "beau encore qu'il fut un peu moricaud".
 
 

> partager
 
 
 

 
> copier l'aperçu
 
 
> commander