Catherine de Médicis, jeune
Portraits dessinés de la Cour de France
François Clouet (vers 1520-1572), vers 1540.
Pierre noire et sanguine
BnF, département des Estampes et de la photographie, RÉSERVE NA-22 (4)-BOITE
© Bibliothèque nationale de France
Fille de Laurent II de Médicis, duc d'Urbino, et nièce du pape Clément VII, elle devint un personnage politique dont le rôle fut essentiel au XVIe siècle. Éclipsée par la favorite d'Henri II, Diane de Poitiers, elle ne fut pas délaissée par le roi, mais dut attendre d'exercer la régence à l'avènement de Charles IX, pour montrer ses capacités à gouverner et son sens de l'état. La mort de son mari, en 1559, fut le fondement de son pouvoir et sa justification. Dépourvue de tout fanatisme, elle chercha à mener une politique de conciliation entre les catholiques et les protestants, et maintint pendant un quart de siècle, dans une période très troublée par les guerres de Religion, l'unité du royaume. Elle favorisa le mariage de sa fille Marguerite avec Henri de Navarre. D'une grande curiosité intellectuelle, elle avait réuni, dans son palais, des peintures, des tapisseries, des sculptures, des émaux, des minéraux et toutes sortes de curiosités. Très favorable à une politique artistique, elle poursuivit la construction du Louvre, et commença celle des Tuileries. Ses plaisirs préférés étaient ceux de la vie de famille, mais elle appréciait aussi les fêtes mondaines, les bals, les tournois, les spectacles, notamment la comédie italienne ; elle aimait la musique, le chant, la danse, les ballets, et s'intéressait aux poètes, qu'elle protégea. Elle évoluait dans un milieu dissolu mais cultivait la vertu. Épistolière douée, sa correspondance est abondante, et des allusions aux portraits s'y rencontrent souvent.
Jeune, les ambassadeurs la décrivent petite, maigre, les traits sans finesse, les yeux saillants. Lorsqu'elle fut plus âgée, ils se dirent frappés par son teint olivâtre et son embonpoint, embonpoint auquel s'ajoutaient ses nombreuses grossesses. Cela ne la privait pas des plaisirs de la chasse. Dès son arrivée en France, son beau-père le roi François Ier l'emmena traquer ours et sangliers avec ses intimes. Passionnée d'équitation, elle pratiqua ce sport jusqu'à la soixantaine. Elle partageait la passion des chevaux avec son fils Charles IX et avait une préférence marquée pour les coursiers andalous. Elle aurait introduit, en France, le chevauchement en amazone.
 
 

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