Le cercueil d'Anne de Bretagne, entouré de religieux et de trois hérauts d'armes
Le cercueil d'Anne de Bretagne sous la chapelle ardente établie dans l'église Saint-Sauveur de Blois
Le cercueil et l'effigie de la reine sous la chapelle ardente à Notre-Dame de Paris
Le corps d'Anne de Bretagne sur un lit de parade, dans la salle d'honneur du château de Blois
Le convoi funèbre dans les rues de Paris
La mise en bière dans la salle d'honneur, en présence de trois hérauts d'armes
Relation des funérailles d'Anne de Bretagne, Paris, Pierre Choque, vers 1515.
Enluminures du Maître des Entrées parisiennes
BnF, département des Manuscrits, Français 18537, fol. 15
© Bibliothèque nationale de France
Anne de Bretagne meurt au château de Blois, le 9 janvier 1514, à trente-sept ans. Louis XII va pouvoir contrairement aux volontés de la Reine marier leur fille aînée, Claude de France, héritière de Bretagne, avec le duc d’Angoulême, héritier de France, futur François Ier. Il va également faire inhumer solennellement la reine Anne à Saint-Denis alors qu’elle souhaitait reposer à Nantes, dans le royaume de Bretagne. Seul son cœur reposera à Nantes dans le tombeau de ses ancêtres.
Le corps de la Reine demeura jusqu'au quatre février au château de Blois d'où il fut ensuite conduit à Paris en grande pompe. Le convoi qui accompagnait son corps arriva à Paris le dimanche 12 février et son corps fut exposé en l’église de Notre-Dame-des-Champs en attendant de le conduire à la cathédrale. Sur le passage du cercueil, couvert de l’effigie de la reine, toutes les rues étaient tendues de draps de couleur bleue et devant chaque maison il y avait un flambeau allumé chargé d'un écusson aux armes de la ville. Les quatre présidents du parlement soutenaient les quatre coins du drap d'or. Autour d’eux marchait le parlement en habits rouges.
Les cinq princes du sang qui faisaient le deuil furent placés aux premières chaises du chœur de Notre-Dame dans le côté droit et les quatre princesses de l'autre coté à gauche sur un oratoire qui était tendu de noir contre les basses chaises. Il y avait onze prélats évêques ou archevêques et plusieurs abbés dont l'abbé de Saint-Denis. Ce soir-là, le cardinal du Mans, Philippe de Luxembourg, officia aux vigiles des morts et célébra le lendemain la grand-messe, assisté des archevêques de Lyon et de Sens. Après dîner, le corps de la reine fut conduit hors de la ville. L'abbé et les religieux de Saint-Denis accompagnés des paroisses des environs vinrent au-devant du convoi jusqu’à la croix du Landy. En retournant ils firent station aux autres croix qui sont sur le grand chemin de Saint-Denis dont l'abbatiale était toute tendue de drap noir avec deux lais de velours pardessus chargé d'écussons aux armes de la reine et du parti de France et de Bretagne. Le corps fut déposé au milieu du chœur sous une chapelle ardente ornée d’écussons. Le cardinal de Luxembourg officia et le service se fit comme à Paris. Après la dernière messe solennelle car il y en eut trois, on descendit le corps dans un petit caveau du coté droit du grand autel. C’est aujourd’hui le caveau des cérémonies, que Louis XII avait fait construire pour lui et la reine son épouse.
 
 

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