La prospérité du royaume (parabole du semeur)
La Paraphrase d'Erasme de Rotterdam sur l'evangile saint Mathieu, traduction de René Fame, 1539
Miniature sur vélin
BnF, département des Manuscrits, Français 934, fol. 1v
© Bibliothèque nationale de France
Lorsque François Ier accède au trône de France, son royaume est sorti des graves crises qui ont bouleversé le pays à la fin du Moyen Âge : peste, guerres meurtrières et famines ont en grande partie disparu. La population augmente et le pays compte environ 18 millions d’habitants, ce qui en fait le pays le plus peuplé d’Europe.
À l'époque, plus de 85 % de la population française est paysanne. Paris, avec ses 200 000 habitants, apparait comme une ville monstrueuse. Lyon est un très important centre d'affaires, célèbre pour ses foires, ses activités bancaires, la qualité de ses soieries ainsi que ses nombreuses imprimeries qui en font la capitale européenne du livre. De cette France riche, le roi tire des ressources toujours plus importantes. À partir de 1520, se développe une misère rurale car la production agricole n'augmente pas au rythme de la démographie et l'inflation détériore les conditions de vie.
Toutefois, malgré les dépenses royales et la charge de l'impôt on n'assiste pas sous le règne de François Ieraux mouvements sociaux qui ont pu se développer à d'autres époques. L'économie reste en effet relativement saine, de nouvelles industries se développent et le commerce intérieur et maritime est florissant. La prospérité du royaume se maintient jusqu'à la seconde moitié du siècle.
 
 

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