L'Histoire de la reine Artémise : Le Char des licornes
Attribué à Nicolo dell'Abate (Modène, vers 1509/1512-Fontainebleau ou Paris, vers 1571).
Série de 39 dessins sans ordre véritable. De 1563 à 1570 environ
Plume et encre brune, lavis avec rehauts de blanc sur pierre noire. 440 x 550 mm
BnF, département des Estampes et de la photographie, RÉSERVE AD 105, fol. 24.
© Bibliothèque nationale de France
Ce dessin dont le style est éloigné de celui de Caron, pourrait être de Nicolò dell'Abate.
Dédiés à Catherine de Médicis, ces dessins la comparent à la reine Artémise. Il y est fait allusions aux destinées des deux reines, aux événements de leur règne et à leur gouvernement. Artémise II, reine d’Halicarnasse (Asie Mineure) au IVe siècle av. J.-C., veuve incontournable du roi Mausole et mère exemplaire de Lygdamis, luttant contre les Rhodiens, c’est Catherine de Médicis pleurant Henri II, assurant la régence et luttant contre les protestants.
Les grandioses funérailles du roi furent précédées de l'exposition du défunt, suivie d'une procession de prêtres, d'enfants, de soldats, puis de plusieurs chars : char des lions, des éléphants, des rhinocéros, du temps et des licornes. Dans le texte de N. Houel, le char des licornes est ainsi décrit : "Ce char estoit trainé par des licornes qui ont au col des colliers faits de grosses perles orientales, conduites par trois jeunes filles et plusieurs petits enfants qui suivoient, au milieu estoit un jeune homme couronné de cyprès qui tenoit une lyre à laquelle se fredonnait au champ pitoyable."
Deux licornes, entourées de trois jeunes filles portant des vases de fleurs, sont attelées par des harnais ornés de perles à un char décoré de sculptures. Apollon dieu de la musique et de l'harmonie, entouré des Muses, joue sur sa lyre un chant funèbre. Des musiciens couronnés l'accompagnent en soufflant dans des serpents. Au fond, des architectures.
 
 

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