L'Histoire de la reine Artémise : Les Placets ou la fontaine d'Anet
Antoine Caron (Beauvais, vers 1521-Paris, 1599) ou son entourage.
Série de 39 dessins sans ordre véritable. De 1563 à 1570 environ
Plume et encre brune, lavis avec rehauts de blanc sur pierre noire. 440 x 550 mm
BnF, département des Estampes et de la photographie, RÉSERVE AD 105, fol. 37
© Bibliothèque nationale de France
Une délégation est reçue par la reine, allusion à son gouvernement, "[...] elle manda ceulx qui étaient députés pour parler pour elle aux Estatz pour la venir trouver en une sienne belle maison qui n'estoit guère loin de la ville d'Halicarnasse, lieu fort plaisant et de grande recommandation."
La composition est divisée en deux parties, à gauche, le palais avec un groupe de personnages, parmi lesquels la reine et son fils Lygdamis représenté comme souvent par une figurine symbolique. Les députés font passer à la reine des documents conservés dans des coffres, afin qu'elle soit informée des besoins du peuple. À droite, portée par les trois Grâces, la Diane de la fontaine du château d'Anet, château édifié par Henri II pour Diane de Poitiers. La sculpture représentant la déesse enlaçant un cerf, qui constituait la pièce centrale d'une fontaine du château d'Anet, est surprenante dans cet ouvrage à la gloire de Catherine de Médicis. En effet, ce chef-d'œuvre d'un auteur qui demeure anonyme, l'un des symboles de la Renaissance française, fut édifié à la gloire de la maîtresse du roi Henri II, Diane de Poitiers. Sans être un portrait réel, la statue est une figure mythique de Diane de Poitiers. Quant au cerf enlacé, il est, sans aucun doute, l'allégorie du roi. Le sarcophage qui supporte la sculpture, allusion à la mort de Louis de Brézé, mari de Diane, a été supprimé dans le dessin, et la fontaine modifiée.
 
 

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