Article 11 de l'ordonnance de Villers-Cotterêts
France, 1539.
Archives nationales de France, X/1a/8613
© Archives nationales
En août 1539, le roi François Ier signe une ordonnance de 192 articles dans son château de Villers-Cotterêts. Cette ordonnance établit que tous les actes légaux et notariés seront désormais rédigés en français. Jusque-là, ils l'étaient en latin, langue des personnes instruites à l'époque. Son article 111 énonce : « De prononcer et expedier tous actes en langaige françoys. Et pour ce que telles choses sont souventesfoys advenues sur l'intelligence des motz latins contenuz es dictz arretz. Nous voulons que doresenavant tous arretz ensemble toutes aultres procedeures, soient de nous cours souveraines ou aultres subalternes et inferieures, soient de registres, enquestes, contractz, commisions, sentences, testamens et aultres quelzconques actes et exploictz de justice ou qui en dependent, soient prononcez, enregistrez et delivrez aux parties en langage maternel francoys et non aultrement. »
De cet article, il découle que tous les sujets du roi pourront comprendre les documents administratifs et judiciaires.... sous réserve néanmoins qu'ils lisent et écrivent la « langue d'oïl » pratiquée dans le bassin parisien et sur les bords de la Loire.
L'ordonnance de Villers-Cotterêts coïncide avec l'éveil, partout en Europe, des langues nationales. Le latin demeurera toutefois longtemps la langue des échanges internationaux. Bien que les langues vernaculaires ne soient pas encore fixées, les traductions des œuvres de l’Antiquité grecque et latine se font de plus en plus nombreuses. En France, elles sont encouragées par le roi. On doit les principales à Claude de Seyssel, Octavien de Saint-Gelais, Etienne Dolet, Clément Marot, Jean Martin, Jacques Amyot, Lazare et Jean-Antoine de Baïf.
 
 

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