L'apparition de l’emblème du Pot cassé
In filiam charissimam… Epitaphia et dialogi
Simon de Colines pour Geoffroy Tory, Paris, 15 février 1523 (ou 1524 n. st.).
Livre imprimé sur papier. Reliure en maroquin grenat à décor rétrospectif d’entrelacs dorés, vers 1860
BnF, Réserve des livres rares, RÉS-P-YC-1008 (bis), colophon
© Bibliothèque nationale de France
Après un séjour à Rome, vers 1517-1521, Tory rentre à Paris et publie un poème dédié à sa fille de dix ans qui vient de mourir. Le texte s'achève par une gravure qui synthétise la peine et l'esthétique de Tory : un vase à l'antique brisé, symbole de la fragilité humaine, posé sur un livre clos de trois cadenas (les Parques referment le livre de la vie) et percé d'un foret (ou toret, jeu de mot avec Tory), signe du destin qui traverse l'homme. Dans l'angle supérieur droit, l'ange qui s'envole évoque l'âme de l'innocente.
Le livret marque un tournant dans la carrière de Tory : de professeur, il se fait libraire et bientôt imprimeur.
Le motif apparaît sous diverses formes dans ses livres (marque d'imprimeur, reliure), que l'on achète « à l'enseigne du Pot cassé ». Tory explique ce symbole dans le Champ fleury.
 
 

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