Quand le livre imprimé influence le manuscrit
Heures à l'usage de Saint Pierre de Lagny : David pénitent
Attribué au Maître de François de Rohan, Paris, vers 1525-1530.
Manuscrit enluminé sur parchemin. Reliure du XVIe siècle
Vienne, Österreischiche Nationalbibliothek, Codex 1961, fol. 76v°
© ÖNB/Wien, Cod.1961 fol.76v
Le premier livre d'heures de Tory, les Heures de 1525, et leur nouvelle esthétique à l'antique, a connu un certain succès, dont l’influence s’est ressentie non seulement dans le livre imprimé mais aussi le vitrail ou le manuscrit enluminé.
Dans ce livre d'heures manuscrit à l'usage de l'abbaye Saint Pierre de Lagny, sans doute commandé par le nouvel abbé Jacques Aubry, l'artiste a repris une composition des Heures de 1525 en l'assagissant. Le roi David en prière, qui marque l'ouverture du chapitre des Psaumes, est placé dans un paysage garni d'un bâtiment antiquisant. L'arbre sec porte dans ses branches un cartouche avec le mot « PECCAVI » (j'ai péché). Ainsi, ce n'est pas toujours le livre imprimé qui imite le manuscrit à la Renaissance : les gens cultivés sont habitués à circuler de l'un à l'autre.
 
 

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