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Mishima posant dans le jardin de l’hôtel de la NRF.

Mishima posant dans le jardin de l’hôtel de la NRF.
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Né en 1925 à Tôkyô, Yukio Mishima (pseudonyme de Kimitake Hiraoka) est plongé dès son enfance dans la littérature et le théâtre Kabuki dont sa grand-mère paternelle, issue d’une famille de Samouraï, lui transmet la passion. Vers l’âge de douze ans, il découvre les classiques japonais et des auteurs occidentaux tels que Wilde, Rilke, puis Radiguet. Il commence alors à rédiger des récits qu’il porte jusqu’à sa mort à sa mère, avec laquelle il entretient des liens passionnés. Son œuvre littéraire est aussi diverse qu’abondante : essais, théâtre, romans, nouvelles, récits de voyage. Mishima a aussi bien écrit des romans populaires qui paraissent dans la presse à grand tirage que des œuvres littéraires raffinées, et a joué et mis en scène un film qui préfigure sa propre mort.
Il a obtenu les trois grands prix littéraires du Japon. En novembre 1970, Mishima s’est donné la mort de façon spectaculaire, au cours d’un seppuku, au terme d’une tentative politique désespérée qui a frappé l’imagination du monde entier. Mishima fut un grand admirateur de la tradition japonaise classique et des vertus des Samouraïs. Dans ses œuvres, il a souvent dénoncé les excès du modernisme, et donné une description pessimiste de l’humanité.
Reconnu à la fois en Orient et en Occident, Mishima est le plus grand auteur du Japon de l’après-guerre et l’un des rares écrivains à avoir décrit la société japonaise dans son ensemble.
Mishima vu par Marguerite Yourcenar :
« La façon dont chez Mishima les particules traditionnellement japonaises ont remonté à la surface et explosé dans sa mort font de lui... le témoin, et au sens étymologique du mot, le martyr du Japon héroïque qu’il a pour ainsi dire rejoint à contre courant. »
« Ce suicide a été, non comme le croient ceux qui n’ont jamais pensé pour eux-mêmes à telle conclusion, l’équivalent d’un flamboyant et presque facile beau geste, mais une montée exténuante vers ce que cet homme considérait, dans tous les sens du mot, comme sa fin propre. »
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Gallimard

© Archives Éditions Gallimard/André Bonin

  • Date
    1961
  • Lien permanent
    ark:/12148/mm122200190d