Assassinat de l’archiduc héritier d’Autriche et de la duchesse sa femme à Sarajevo
Le Petit journal. Supplément du dimanche
Paris, 12 juillet 1914.
In-folio
BnF, Département Philosophie, Histoire, Sciences de l’homme, Fol-Lc2-3011
© Bibliothèque nationale de France
Le 28 juin 1914, l'Archiduc François-Ferdinand, héritier de l'Empire austro-hongrois, et son épouse la duchesse de Hohenberg sont assassinés à Sarajevo par des nationalistes serbes lors d'une visite d'inspection. Depuis près d'un siècle cet évènement dramatique est présenté comme l'évènement déclencheur de la Première Guerre mondiale. En effet, l'exacerbation des tensions nationalistes dans l'Europe centrale et balkanique, une monarchie austro-hongroise déclinante et le jeu des alliances stratégiques et diplomatiques précipitent en un mois le continent dans la guerre. Pourtant, à l'annonce de l'attentat, la presse française de l'époque n'entrevoit pas la gravité de la situation. Traité comme un dramatique fait divers mondain, ou au mieux comme l'annonce de problèmes politiques internes à l'empire austro-hongrois, rares sont les journalistes qui entrevoient une issue militaire entraînant l'Europe dans la guerre. En moins de quatre jours, l'évènement a quitté les unes. L'importance accordée par les journaux au suivi des chancelleries européennes et aux débats de parlementaires, qui ne croyaient pas à l'imminence d'un conflit, peut expliquer cette cécité a posteriori étonnante. Il n’y a pas d’images d’archives de l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand. Ainsi la presse est-elle contrainte de composer des reconstitutions : celle-ci, sans doute la plus connue, a illustré bon nombre de manuels d’histoire.
 
 

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