Comte Leopold Berchtold (1863-1942)
Theobald von Bethmann Hollweg (1856-1921)
Sergueï Dmitrievitch Sazonov (1860-1927)
Comte Helmuth von Moltke, dit Moltke le Jeune (1848-1916)
Joseph Joffre (1852-1931)
Comte István Tisza (1861-1918)
Nicolas II (1868-1918)
Raymond Poincaré (1860-1934)
Sir Edward Grey, (1862-1933)
René Viviani (1863-1925)
Guillaume II (1859-1941)
François-Joseph Ier
Empereur d’Autriche, roi de Hongrie, de Bohême et de Croatie de 1848 à 1916
1908.
Photographie sur papier aristotype, 22 × 16,1 cm
BnF, département des Estampes et de la Photographie, N2 (François-Joseph Ier)
© Bibliothèque nationale de France
Après deux guerres perdues – l’une contre la France et le Piémont en 1859, l’autre contre la Prusse et l’Italie en 1866 –, François- Joseph, issu de la maison de Habsbourg-Lorraine, a dû accepter de partager le pouvoir en Hongrie lors du compromis de 1867. Allié loyal de l’Allemagne à partir de 1879, il a mené une politique pacifique durable qui a permis le développement de l’Autriche-Hongrie. François-Joseph n’est pas proche de son neveu l’archiduc héritier François- Ferdinand, personnalité difficile et partisan d’importantes réformes, mais le vieil empereur n’est pas moins choqué par l’assassinat de Sarajevo. Il partage le sentiment des autres responsables autrichiens pour lesquels la Serbie a, au minimum, laissé faire. Sans pousser à la guerre, le vieil empereur-roi ne fait rien pour l’empêcher. Il demande cependant au ministre des Affaires étrangères Berchtold, partisan de la fermeté, de s’assurer du soutien du premier ministre hongrois Tisza et de celui de l’allié allemand. Quand, au cours du mois de juillet, ces deux conditions sont acquises, François-Joseph entérine les propositions de ses ministres, qui aboutissent à la guerre avec la Serbie le 28 juillet 1914. Il apparaît assez représentatif des dirigeants européens d’avant 1914 qui, sans être bellicistes, ne considèrent pas la guerre comme un mal à éviter à tout prix. F. L.
 
 

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