Comte Leopold Berchtold (1863-1942)
Theobald von Bethmann Hollweg (1856-1921)
Sergueï Dmitrievitch Sazonov (1860-1927)
Comte Helmuth von Moltke, dit Moltke le Jeune (1848-1916)
Joseph Joffre (1852-1931)
Comte István Tisza (1861-1918)
Raymond Poincaré (1860-1934)
François-Joseph Ier
Sir Edward Grey, (1862-1933)
René Viviani (1863-1925)
Guillaume II (1859-1941)
Nicolas II (1868-1918)
Tsar de toutes les Russies de 1894 à 1917
Nicolas II et le tsarévitch en tenues militaires, vers 1916
vers 1916.
Impression photomécanique publiée dans L’Illustration 27,8 × 20,5 cm
BnF, département des Estampes et de la Photographie, N2 (Nicolas II)
© Bibliothèque nationale de France
Nicolas II, influencé par le panslavisme de son entourage, ne peut laisser la Serbie seule face à l’Autriche-Hongrie. La Russie se considère en effet comme la protectrice des populations slaves, et le tsar n’a pas oublié l’affront de l’annexion de la Bosnie-Herzégovine en 1908. Les tractations sont particulièrement nombreuses entre l’Allemagne et la Russie.
Guillaume II presse son cousin « Nicky » de garder la tête froide et de rester en dehors du conflit austro-serbe, sans toutefois retenir et tempérer l’Autriche. C’est la mobilisation partielle en Russie, dans les districts proches de l’Autriche, qui provoque le basculement général. Le 30 juillet, Nicolas II signe l’ordre de mobilisation, malgré l’avis de l’impératrice et des milieux pro-allemands, puissants à la cour : « Je pense à la responsabilité que je dois assumer. Tu penses que cela coûtera la vie à des milliers de Russes. Sazonov, tu m’as convaincu mais c’est le jour le plus triste de ma vie. » L’Allemagne se déclare en état de guerre le 31 juillet. Dès le lendemain, elle déclare la guerre à la Russie. Nicolas II s’adresse le 2 août à la population enthousiaste depuis le balcon du Palais d’hiver : « La Russie est enfin réunie . » F. M.
 
 

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