Comte Leopold Berchtold (1863-1942)
Sergueï Dmitrievitch Sazonov (1860-1927)
Comte Helmuth von Moltke, dit Moltke le Jeune (1848-1916)
Joseph Joffre (1852-1931)
Comte István Tisza (1861-1918)
Nicolas II (1868-1918)
Raymond Poincaré (1860-1934)
François-Joseph Ier
Sir Edward Grey, (1862-1933)
René Viviani (1863-1925)
Guillaume II (1859-1941)
Theobald von Bethmann Hollweg (1856-1921)
Chancelier du Reich allemand et président du Conseil de Prusse de 1909 à 1917
Vers 1909.
Impression photomécanique (carte postale), 14 × 8,7 cm
BnF, département des Estampes et de la Photographie, N2 (Bethmann Hollweg)
© Bibliothèque nationale de France
Juriste travailleur et modéré, Bethmann Hollweg a su gagner la confiance de Guillaume II. Favorable à un rapprochement avec la Grande-Bretagne, il ne parvient cependant pas à faire prévaloir cette option. À la suite de l’attentat de Sarajevo, il s’accorde avec Guillaume II, le 5 juillet, pour soutenir l’Autriche- Hongrie, et le confirme le 6 juillet à l’ambassadeur austro-hongrois. Il accepte les termes très durs de l’ultimatum à la Serbie le 23 juillet.
Après la déclaration de guerre de l’Autriche-Hongrie à la Serbie le 28 juillet, il tente en revanche de localiser le conflit. Dès le 30, devant l’intervention russe, il doit constater son échec. Il ne peut plus empêcher les chefs militaires allemands d’obtenir la proclamation de « l’état de guerre menaçante » le 31 juillet et le déclenchement du plan Schlieffen. Le chancelier cherche malgré tout à obtenir la neutralité britannique. Il n’y parvient pas, à cause de l’entrée des troupes allemandes en Belgique, et en ressent une grande amertume.
Le 4 août, il inspire un message rassembleur de Guillaume II aux députés du Reichstag. Présentant la Russie comme la cause du conflit, Bethmann Hollweg obtient un vote massif des crédits de guerre par les députés – y compris les sociaux-démocrates, très hostiles au tsarisme. F. L.
 
 

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