Comte Leopold Berchtold (1863-1942)
Theobald von Bethmann Hollweg (1856-1921)
Sergueï Dmitrievitch Sazonov (1860-1927)
Comte Helmuth von Moltke, dit Moltke le Jeune (1848-1916)
Joseph Joffre (1852-1931)
Comte István Tisza (1861-1918)
Nicolas II (1868-1918)
Raymond Poincaré (1860-1934)
François-Joseph Ier
René Viviani (1863-1925)
Guillaume II (1859-1941)
Sir Edward Grey, (1862-1933)
Ministre britannique des Affaires étrangères de 1905 à 1916
Photographie de Henry Walter Barnett (1862-1934).
Impression photomécanique, 43,3 × 33,5 cm
BnF, département des Estampes et de la Photographie, Ne 101 (Grey, Edward)
© Bibliothèque nationale de France
Avant même le lancement de l’ultimatum autrichien à la Serbie, Edward Grey demande à Berlin de faire pression sur Vienne pour que les exigences soient modérées. L’Allemagne répond que la crise ne concerne que les deux protagonistes, et pas les autres puissances. Jugeant le texte de l’ultimatum inacceptable, Grey essaie avec Paris et Saint- Pétersbourg d’obtenir un délai de réponse supplémentaire. Il va même plus loin, proposant une conférence des puissances pour examiner le problème des relations austro-serbes, qui réunirait la France, l’Allemagne, le Royaume- Uni et l’Italie, la Russie étant considérée comme trop liée à la Serbie. Berlin refuse cette conférence. Pour Grey, il sera dès lors quasi impossible de régler la crise par la diplomatie.
L’Angleterre laisse entendre qu’elle ne sera pas neutre en cas de guerre européenne, sans toutefois en assurer ses alliés russes et français, qui la pressent de se positionner. L’Allemagne espère évidemment le maintien de la neutralité anglaise. Mais celle-ci est conditionnée au respect de la neutralité belge, et le plan d’offensive allemand impose un passage par la Belgique. Le 3 août, le Royaume-Uni adresse un ultimatum à l’Allemagne garantissant l’intégrité du petit royaume. Pas de réponse. À minuit, l’Angleterre entre en guerre aux côtés de la France et de la Russie. F. M.
 
 

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