6e corps d’armée. Génie. Direction de Verdun. Chefferie de Commercy. Fort de Liouville et batterie de Saint-Agnant.
Renseignements demandés par le général inspecteur de corps d’armée
Être prêt lorsque la guerre éclatera
Commercy, 21 octobre 1890.
32,5 × 42 cm
Vincennes, Service historique de la Défense, GR 7 N 1839
Service historique de la Défense, Vincennes
L’état-major français prévoit successivement dès la fin du XIXe siècle plusieurs plans en cas de conflit avec l’Allemagne (numérotés successivement depuis le premier plan préparé après la défaite de 1870). Intégrant les évolutions technologiques, tactiques et stratégiques, mais aussi les variations de durée du service militaire, ces plans sont tout à la fois des plans de mobilisation et de concentration de forces. Le plan XVII préparé en 1913 repose sur l’utilisation de la force brute, de la rapidité du mouvement et sur une croyance mystique dans les forces morales et l’« esprit de combat ». Ignorant pour l’essentiel le plan allemand Schlieffen, il prévoit de masser la majeure partie des armées françaises le long des frontières belge et allemande et de lancer une attaque violente et rapide en Alsace et en Moselle. L’état-major estime que grâce à cette offensive, l’ennemi ne pourra réaliser la sienne. En plus d’être un des lieux de concentration des troupes prévu par le plan XVII, la place fortifiée de Verdun participe au système Séré de Rivières, qui consiste en un ensemble de fortifications à vocation défensive bâti à partir de 1874 le long des frontières et des côtes françaises. Composée de 28 forts et ouvrages lourdement armés, la place de Verdun protège l’axe Metz-Paris et est censée arrêter l’ennemi en cas d’invasion. Comme tous ses prédécesseurs, le plan XVII prévoit également l’approvisionnement des armées mais aussi des populations civiles aussi bien en matières premières qu’en denrées alimentaires. L. V.
 
 

> partager
 
 
 

 
> copier l'aperçu