Aux Invalides
Soldat blessé amené sur un brancard pour la remise de médaille
Rol, agence photographique, Paris.
Négatif sur verre, 13 x 18 cm
BnF, département Estampes et photographie, Rol, 45307
© Bibliothèque nationale de France
Au front et surtout au début de la guerre, les médecins pratiquent beaucoup d’amputations, car ils n’ont pas le choix : ils sont en effet confrontés à un manque de moyens pour réaliser des évacuations sanitaires rapides, et à des difficultés matérielles et thérapeutiques. Les quatre années de guerre permettent de mettre en place un système de santé des armées efficace et, en parallèle, font progresser la médecine de guerre et la médecine en général. Néanmoins les médecins doivent affronter dès les premiers jours de la guerre un très grand nombre de victimes de blessures multiples (dues à l’utilisation de la mitrailleuse et aux blessures perforantes, suite à des éclats d’obus et de grenades). L’amputation évitant la gangrène constitue la seule réponse d’une médecine encore incapable de chirurgie réparatrice, et consacre donc l’échec de la médecine militaire dans les premiers temps de la Grande Guerre. Elle scelle aussi un avenir bien obscur pour le blessé. Ayant perdu son intégrité physique, il devient le héros d’un jour en recevant sa médaille militaire, sa croix de guerre à partir de 1915 et sa légion d’honneur, trilogie de la gloire militaire.
 
 

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