Fabrication d’obus aux usines André Citroën
Editeur André Citroën envoyé à Paul Painlevé, Quai de Javel à Paris, 1915.
Album de 60 photographies sur papier gélatino-argentique, 31 x 45 cm
BnF, département Estampes et photographie, EST EI-13 (395)
© Bibliothèque nationale de France
A partir d’octobre 1914 et l’échec de la guerre de mouvement, il devient évident que le conflit s’installe dans la durée et impose la mobilisation de l’intégralité des classes d’âge disponibles afin de combler les pertes militaires françaises des deux premiers mois de guerre. La main-d’œuvre féminine devient dès lors indispensable au fonctionnement de l’économie de guerre. Travaillant quatorze heures par jour, elles tournent quotidiennement 2500 obus. L’image des « munitionnettes » ne s’impose qu’à la fin du conflit mais a marqué les esprits comme extrêmement symbolique de la participation des femmes à l’effort de guerre : elles entrent à l’usine, en conservant cependant leurs vêtements de femmes au foyer, signe qu’elles n’y sont intégrées que temporairement.
 
 

> partager
 
 

 
 

 
> copier l'aperçu