Femme conduisant un tramway
Ligne 4, Montreuil
Rol, agence photographique, Paris, 1917.
Négatif sur verre, 13 x 18 cm
BnF, département Estampes et photographie, EI-13 (540)
© Bibliothèque nationale de France
Dès le 7 août 1914, le président du conseil René Viviani, lance un appel aux femmes pour remplacer « sur le champ du travail ceux qui sont sur les champs de bataille » et leur demande de se préparer « à leur montrer demain la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencées ! ». En effet, dans cette France de la Première Guerre mondiale encore majoritairement rurale, en ce mois d’août 1914, mois des moissons, la préoccupation majeure des soldats, qui ressort de leurs correspondances, est le travail aux champs. Le travail féminin ne peut pallier totalement l’absence de main d’œuvre et les hommes trop jeunes ou trop âgés pour la guerre participent aussi pleinement à ces changements. Pourtant, les femmes sont mises en avant dans ces images du travail pendant la Grande Guerre car ces photographies symbolisent la mobilisation générale de la nation pour l’effort de guerre.
Les images de femmes pendant la Première guerre mondiale les plus mises en avant par la presse sont celles des femmes conductrices de tramway, travaillant aux abattoirs, livrant le charbon, facteurs,…, autant de métiers jusque- là exclusivement réservés aux hommes. Cette période semble donc ouvrir de nouvelles possibilités, de nouvelles responsabilités, de nouveaux métiers aux femmes. Pourtant, après-guerre, même si on peut constater un redéploiement de la main d’œuvre féminine des secteurs traditionnels comme le textile vers l’industrie, les femmes doivent retourner au foyer. L’après-guerre tente à tout prix de restaurer les relations anciennes et traditionnelles entre hommes et femmes.
 
 

> partager
 
 

 
 

 
> copier l'aperçu