L'espionnite : espion allemand fusillé à Villers-Cotterêts, le 13 septembre 1914
Exécution d'un espion (debout, les yeux bandés devant le peloton)
Rol, agence photographique, 1914.
1 photographie négatif sur verre ; 13 x 18 cm (sup.)
BnF,département Estampes et photographie, EI-13 (413)
© Bibliothèque nationale de France
Attention, les murs ont des oreilles…
Après les saccages de magasins allemands, les lynchages de suspects et le regroupement des citoyens des empires centraux dans des camps d’internement, la menace d’ennemis « de l’intérieur » reste très présente dans les esprits. Largement alimentée par une presse d’extrême droite qui dénonce sans cesse la « bochitude », L’Action Française en tête, cette espionnite s’incarne par l’exécution sommaire d’individus, sans aucun jugement préalable, par des soldats, voire par des civils. Le gouvernement et l’état-major y mettent vite bon ordre, provoquant l’arrêt de ces exactions contraires à la justice la plus élémentaire.
 
 

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