Ferdinand Buisson, député de la Seine
Meurisse, agence photographique, 1914.
Photographie négatif sur verre ; 13 x 18 cm
BnF, Estampes et photographie, EI-13 (2511)
© Bibliothèque nationale de France
Né à Paris le 20 décembre 1841 dans une famille protestante, fils d’un magistrat et orphelin de père à 16 ans, Ferdinand Buisson est un pédagogue, un humaniste et un pacifiste. Agrégé de philosophie, il s’exile en Suisse pour ne pas servir le régime de Napoléon III. Il est un des organisateurs du Congrès de la paix qui se tient à Genève en 1867, il publie un journal intitulé Les États-Unis d’Europe.
Rentré en France après la chute du Second Empire, il organise un orphelinat pour les enfants des Parisiens tués. Nommé inspecteur primaire de l’Instruction publique, il est relevé de ses fonctions pour avoir parlé irrévérencieusement de la Bible, selon Mgr Dupanloup qui élève une protestation à l’Assemblée nationale.
Auteur d’un monumental Dictionnaire de Pédagogie, Ferdinand Buisson prend une place éminente dès lors que les républicains s’installent au pouvoir : inspecteur général de l’instruction publique en 1878, il travaille avec Jules Ferry à la préparation des textes qui vont instituer l’école laïque. Il devient docteur ès lettres en 1891.
Dreyfusard, il est l'un des fondateurs de la Ligue des Droits de l’Homme. Il présidera aussi la Ligue de l’enseignement et recevra le prix Nobel de la paix en 1927.
Député de Paris, il devient vice-président de la commission du Suffrage universel, se prononce en faveur de la représentation proportionnelle et du vote des femmes.
 
 

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