Balkans, exil de civils sur les routes, chariots tirés par des bœufs avec dessus des familles et leurs affaires
Rol, agence Photographique, 1912.
Photographie négatif sur verre ; 13 x 18 cm
BnF, Estampes et photographie, EST EI-13 (205)
© Bibliothèque nationale de France
Après la guerre russo-turque de 1877-1878, la Russie impose un traité léonin à la Turquie à San Stephano. Par ce traité, la Russie pouvait espérer un accès à la mer Égée et à la mer Adriatique. Les grandes puissances s’y opposent et une conférence multilatérale se réunit à Berlin pour rectifier ce traité. Le congrès de Berlin de 1878 refuse le projet de "Grande Bulgarie" et rétablit la domination ottomane sur la Macédoine, laquelle est ensuite en proie à une agitation constante. En échange de son appui à l’empire ottoman, l’Angleterre reçoit de celui-ci l’île de Chypre. L'Autriche-Hongrie obtient le droit d'occuper la Bosnie-Herzégovine (demeurée nominalement ottomane) durant trente ans (1878-1908) et d'entretenir des garnisons à la frontière entre la Serbie et le Monténégro.

En octobre 1912, la Bulgarie, la Serbie, la Grèce et le Monténégro déclarent la guerre à l'empire ottoman et remportent la victoire. Le 3 décembre 1912, l'empire demande l'armistice, mais les hostilités reprennent brièvement au printemps 1913.
L'hégémonie turque en Macédoine s'achève avec ce conflit.

Mais l'alliance des vainqueurs cesse avec la fin de cette première guerre balkanique. Une seconde guerre balkanique oppose la Bulgarie à une coalition formée de la Serbie, de la Grèce, de la Roumanie et de la Turquie. Le 30 juillet 1913, la Bulgarie, vaincue, dépose les armes.
 
 

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