Un bûcher funéraire, dans les Balkans
Rol, agence Photographique, 1913.
Photographie négatif sur verre ; 13 x 18 cm
BnF, Estampes et photographie, EST EI-13 (230)
© Bibliothèque nationale de France
Les Turcs conquièrent du XIe au XVIe siècle d’immenses territoires dont les contours correspondent à peu près à ceux de l’ancien Empire romain d’Orient. En Europe, l’expansion turque a acquis à l’Empire ottoman tout le sud-est du continent de la mer Adriatique jusqu’aux bouches du Danube et la mer Noire. À partir du début du XIXe siècle, on appelle cette région les Balkans du nom de la chaîne de montagnes qui la traverse.

Les peuples des Balkans sont majoritairement chrétiens et acceptent mal le joug turc. La montée de l’idée nationale à la faveur de la Révolution française a contribué à convaincre ces peuples de se débarrasser du joug turc. La Grèce est la première en 1830 à conquérir son indépendance (sur un territoire réduit qui ne comporte ni la Crète, ni la Grèce du nord). La Serbie, la Roumanie et la Bulgarie la suivent et sont reconnues comme des États indépendants au congrès de Berlin de 1878.

Mais les Balkans recouvrent une géographie ethnique et religieuse d'une complexité inextricable. Les Slaves y sont nombreux, mais une part importante des populations balkaniques appartient à d’autres groupes ethniques. La grande majorité des habitants sont chrétiens, mais les Croates et les Slovènes sont catholiques, tandis que les Serbes, les Grecs, les Bulgares et les Roumains sont orthodoxes. Par ailleurs, les Albanais et une bonne partie des Bosniaques se sont convertis à l'islam.

Chaque conflit se nourrit de ces antagonismes et pousse les populations civiles à l'exil.
 
 

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