Le conflit entre l'Autriche et la Serbie. La population serbe acclame les troupes.
Le Petit journal, supplément du dimanche
Paris, 9 août 1914.
BnF, Département Philosophie, Histoire, Sciences de l’homme Fol-Lc2-3011
© Bibliothèque nationale de France
Dans les Balkans se donne libre cours l’affrontement austro-russe pour la mainmise sur les nouveaux États issus du démantèlement de l’Empire ottoman, synonyme d’accès à la mer Égée pour le tsar, champ d’expansion possible pour l’empereur, qui, du fait de la constitution de l’Empire allemand, se voit fermer toute possibilité d’influence au nord. Et surtout l’hostilité austro-russe se nourrit de la politique du tsar, qui s’appuie sur le panslavisme pour se poser en protecteur des États slaves et épauler la petite Serbie indépendante. Celle-ci rêve de constituer un État « yougoslave » dont elle serait le noyau et qui engloberait les populations de Slaves du Sud (Croates, Slovènes, Bosniaques…) incluses dans la double monarchie austro-hongroise, menacée d’éclatement en cas de réalisation de ce projet.

Or ces multiples rivalités mettent à diverses reprises l’Europe au seuil d’une guerre continentale dans les premières années du XXe siècle. Le 23 juillet, l’Autriche adresse un ultimatum à la Serbie. Le 30 juillet, la Russie mobilise. La machine s’ébranle, il ne sera plus possible de l’arrêter.
 
 

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