Troie, au-delà des mers, aux confins du monde grec
Carte de la mer Égée et de la mer de Marmara
Alvise Gramolin, cartographe, Venise, 1624.
Carte-portulan manuscrite et enluminée sur parchemin, 65 x 107 cm
BnF, Cartes et Plans, Ge B 550 Rés.
© Bibliothèque nationale de France
La mer Égée, dominée au Moyen Âge par Gênes et Venise, mais passée au cours du XVe siècle sous contrôle turc, a été singularisée très tôt dans la cartographie nautique. Cartographe vénitien peu connu, Alvise Gramolin - actif de 1612 à 1630 - s'est attaché particulièrement à représenter ce carrefour de civilisation, en empruntant ici à diverses sources : cartes portulans, insulaires (notamment pour l'Eubée et la Crète, dont le relief est représenté en élévation), cartographie gravée. Quelques villes ont été figurées à l'intérieur des terres, en Anatolie, en Macédoine et en Thrace, par des vignettes de couleurs vives : bleu, orange, violet. Il s'agit probablement des ultimes étapes des caravanes qui approvisionnaient les échelles du Levant. La représentation de l'antique Troie (Trogia) en Asie Mineure remonte pour sa part à une tradition cartographique médiévale. Les cartes reflètent la géopolitique, mais aussi les mythes de l'histoire.
 
 

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