L'une des plus anciennes éditions de l'Odyssée
Chant X, v. 418-482
Découvert à Ghoran (Égypte) en 1900, dernier quart du IIIe siècle av. J.-C..
Rouleau de papyrus, encre noire (14 x 39,8 cm)
Institut de papyrologie de la Sorbonne, P. Sorbonne inv. 2245, col. X, XI, XII.
© Institut de papyrologie, 2006
Ce fragment d'un rouleau de papyrus constitue l'un des plus anciens témoignages d'une édition de l'Odyssée. Le rouleau comportait deux chants (IX et X) et les fragments conservés donnent la fin de l'épisode du Cyclope et le début de celui d'Éole. Malgré la présence de lettres n'appartenant pas au texte, ce n'est pas un palimpseste : le remploi en cartonnage de momie a entraîné des phénomènes d'offset. Mais le demi-format et l'aspect cursif de l'écriture indiquent qu'il ne s'agit pas pour autant d'une édition de luxe. Une première main a copié le texte puis ajouté des corrections suivant un autre modèle. Des modifications ont également été apportées par une seconde main. Le texte est parfois raturé : certaines corrections rapprochent le texte du papyrus de celui de la vulgate - notre texte de référence privilégié par la tradition médiévale -, d'autres l'en éloignent. Les traits obliques dans la marge correspondent à un décompte décimal des vers. Sur un autre fragment du même volumen (colonne IX), un delta signale en marge le 400e vers depuis le début du rouleau. Il correspond en fait au v. 396 de la vulgate, les vers additionnels et omis devant être pris en compte. Ce signe confirme l'hypothèse que la division en chants était connue avant l'édition d'Aristarque.
 
 

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