La fabrication du cheval de Troie
Miroir étrusque
vers 300 av. J.-C..
Bronze ; patine brune par endroits ; décor incisé. H. 25,7 cm ; ø 12,5 cm
BnF, Monnaies, Médailles et Antiques, BB 1333
© Bibliothèque nationale de France
Après la mort des grands héros des deux camps, Hector et Achille, la guerre se trouve dans une impasse. Aucune armée n'arrive plus à s'imposer sur le champ de bataille. Inspiré par Athéna, Ulysse imagine alors une ruse pour investir la cité : faire entrer dans Troie un gigantesque cheval de bois renfermant une vingtaine de guerriers. L'architecte charpentier Épéios se charge de la construction.

Comme souvent sur les miroirs étrusques, des inscriptions au-dessus des personnages précisent leur identification : ici, "Sethlans", c'est-à-dire Héphaïstos, tient une boule de poix ou d'argile à la main, tandis qu'"Étule", mis probablement pour Épeios, l'artisan du cheval de Troie, brandit un marteau. Tous deux encadrent le cheval, appelé "Pecse", Pégase, attaché par une grosse chaîne, vraisemblablement pour être tiré. Comme il s'agit bien de la fabrication d'un cheval, ce ne peut pourtant être que celui de Troie. Derrière la croupe du cheval, dans une sorte d'étiquette verticale est écrit "Huins", sans doute pour "Hlins", Hellènes. Il est probable que l'artisan s'est inspiré, par le biais d'un intermédiaire, d'un modèle grec, peut-être une peinture, mal interprétée ou déformée.
 
 

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