Le Cheval de Troie
Les Troyens à Carthage : trois compositions allégoriques
Georges Tiret-Bognet (1855-1935), dessinateur, 1892.
Dessin à la plume et à l'aquarelle, signé et daté au milieu gauche (33 x 38 cm)
BnF, Bibliothèque-musée de l'Opéra, Mus. 460
© Bibliothèque nationale de France
En 1891 fut donnée au Grand Théâtre municipal de Nice la première de La Prise de Troie, qui fit connaître en France les deux premiers actes des Troyens, alors que l'Opéra de Paris présentait Lohengrin pour la première fois. Les partisans de la musique française s'indignèrent : "L'auteur de la Symphonie fantastique attend encore sur les marches de l'Opéra l'ouverture des portes, alors que, protégé par la force armée, son concurrent de jadis prend possession définitive de l'Académie de Musique." Au moment de la création des Troyens à Carthage, en 1863, la critique avait fait immédiatement le lien entre Berlioz et Wagner, notamment sous forme de caricatures, par exemple celle parue dans Le Charivari du 25 novembre 1863 : Le Tannhäuser demandant à voir son petit frère, où Berlioz porte un bébé casqué intitulé "Les Troyens". Les allégories de Tiret-Bognet reprennent donc en 1891 cette tradition tout en l'exacerbant à un moment où culmine l'antiwagnérisme.
 
 

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