Énée quittant Troie en flammes
Énéide
Virgile (0070-0019 av. j.-C.), auteur ; Octovien de Saint-Gelais (1468-1502), traducteur, vers 1500.
BnF, Manuscrits, français 861 fol. 3
© Bibliothèque nationale de France
Surpris par l'invasion des Grecs, Énée comprend que Troie est perdue. Entrevue en songe, l'âme d'Hector lui-même l'incite à fuir la cité en flamme. Portant son père, le vieil Anchise, sur son dos et tenant son fils Ascagne par la main, Énée s'enfuit chargé des dieux les plus sacrés de Troie : les Pénates et le Palladion. Agamemnon l'aurait vu, mais il décide de l'épargner devant tant de piété filiale. Commence alors pour Énée un long voyage qui devait le mener à Carthage, où il séjournera quelques temps auprès de la reine Didon, avant de guerroyer en Italie où ses descendants fonderont Rome, la "Nouvelle Troie", selon la volonté de Zeus.

Les romains se considéraient comme les descendants des Troyens. Membre de la famille des Iuli, Jules César prétendait descendre de la déesse Aphrodite et du héros Enée qui avait fui Troie en portant son père sur son dos et en menant son fils Ascagne (ou Iule) par la main. D'où le nom de Iuli et de Jules (César).
Les temples du Forum de Rome conservaient les souvenirs sacrés de Troie qu'Enée avait rapportés en Italie, et notamment le célèbre Palladion, qui garantissait que Rome serait éternelle. Une copie s'y trouve encore aujourd'hui.
 
 

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