Ulysse consultant les mânes de Tirésias
Le jugement de Pâris
Cratère lucanien attribué au peintre de Dolon, Métaponte, Trouvé à Pisticci vers 1843, vers 390 av J.-C..
Céramique à figures rouges. H. 48,4 cm ; D. 49,8 cm
BnF, Monnaies, Médailles et Antiques, Luynes.731 – De Ridder.422
© Bibliothèque nationale de France / CNRS - Maison Archéologie & Ethnologie René Ginouvès
Lors des noces de Thétis et Pélée, Eris, la déesse de la discorde, n’avait pas été invitée. Elle lance alors une pomme d’or au milieu des déesses en la destinant à la plus belle. Héra, Athéna, Aphrodite : chacune revendique le titre, et comme aucun dieu ne veut s’aventurer à prendre position, on décide de s’en remettre au jugement d’un jeune prince troyen, Pâris. Héra lui promet le pouvoir, Athéna la victoire à la guerre, tandis qu’Aphrodite lui destine la plus belle femme du monde. C’est cette dernière qui gagne, et Pâris enlève Hélène, femme du roi Ménélas, entraînant le plus célèbre conflit du passé mythique.
Sur une des faces de ce grand cratère en calice, la scène se déroule autour de Pâris, assis sur les rochers en compagnie de son chien, en tenue de chasseur, un bonnet phrygien ou un casque orné de griffons sur la tête. Hermès, debout devant lui, casque et bottes ailés, le désigne de son caducée pour être l’arbitre qui décidera qui est la plus belle des déesses qui sont représentées de part et d’autre, en train de se préparer. A gauche Héra, richement parée, se regarde dans un miroir, et, Athéna, qui a laissé son casque et son bouclier orné du gorgonéion, est à la toilette devant une fontaine. L’édicule aux colonnes ioniques, dont l’eau sort par deux têtes de lion, est orné de plaques peintes et de figurines posées au sol. A droite, Aphrodite est assise juste derrière le prince qui la choisira. Elle ramène son voile, un lapin sur ses genoux, Éros lui tenant la main. Sous eux, une biche vient brouter une herbe.
 
 

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