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La transmission
Les "tables iliaques"
Illustrés des scènes homériques et inscrits en grec, ces bas-reliefs miniatures témoignent de la place éminente de l'hellénisme dans le monde romain et de la fortune de la matière troyenne. Sans doute exécutées pour des aristocrates romains, ces tables auraient pu orner leurs bibliothèques. D'un usage didactique, cultuel ou seulement décoratif, elles portent également un sens politique car, à travers la figure d'Énée, elles célèbrent les origines mythiques des Iulia, la famille de César. Leur fabrication au Ier siècle est contemporaine de l'Ilias latina.
Table iliaque "Veronensis I"
Marbre jaune à grain, découvert à Rome ou dans ses environs, Ier siècle après J.-C.
BnF, Monnaies, Médailles et Antiques, Inv. 3318

La frise supérieure et les bandes latérales représentent des scènes tirées des Chants cypriens et de l'Iliade ; le panneau central illustre l'Iliou Persis. On y distingue une ville fortifiée de murailles, un temple et deux personnages, probablement un guerrier grec et un prisonnier troyen ; le nom d'Énée apparaît. Les inscriptions du recto donnent les titres des chants et des personnages ainsi que la signature de Théodoros dont l'atelier travaillait pour l'empereur et son entourage.
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