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Andromaque
Les larmes d'Andromaque
Au chant VI, Hector rejoint Andromaque sur les remparts de Troie pour des adieux d'autant plus déchirants qu'ils sont assaillis par des pressentiments douloureux : "aie pitié, lui dit-elle, demeure ici sur le rempart ; non, ne fais ni de ton fils un orphelin, ni de ta femme une veuve." Sachant la chute de Troie inéluctable, il lui répond : "Ah ! que je meure donc [.] avant d'entendre tes cris, de te voir traînée en esclavage !" Hector ôte le casque qui effraie son fils et prend l'enfant dans ses bras, espérant qu'un jour il soit "encore plus vaillant que son père". "Rire en pleurs" d'Andromaque.
Les adieux d'Hector et d'Andromaque
Gravure d'après Thomas Stothard. Londres, 1805.
BnF, Estampes, Ta 5 f. 7

Hector, lors des adieux : "J'ai appris à être brave en tout temps et à combattre aux premiers rangs des Troyens, pour gagner une immense gloire à mon père et à moi-même. Sans doute, je le sais en mon âme et mon cœur : un jour viendra où elle périra, la sainte Ilion, et Priam, et le peuple de Priam à la bonne pique."
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