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La légende médiévale
Des sources apocryphes
Au Moyen Âge, la guerre de Troie n'est pas connue par les poèmes homériques mais par un résumé latin très succinct, l'Ilias latina, et deux textes présentés comme "historiques" : L'Éphéméride de la guerre de Troie, souvenirs supposés d'un crétois, Dictys, qui aurait participé à la guerre de Troie du côté grec, et l'Histoire de la ruine de Troie d'un certain Darès, qui prétendait avoir combattu avec les Troyens. Ces témoins oculaires seraient plus dignes de foi qu'Homère qui vécut longtemps après le conflit. En réalité, ces ouvrages sont très tardifs, composés aux IVe et VIe siècles après J.-C.
Cornélius Nepos découvre dans une armoire l'Histoire de Troie de Darès
Benoît de Sainte-Maure,
Roman de Troie
Venise ou Padoue, vers 1340-1350
BnF, Manuscrit, Français 782 fol. 2v

En Occident, on privilégie le récit troyen de Darès à celui de Dictys parce qu'il offre une sorte de "Manuel de l'histoire de Troie". Favorable au Troyens, il flatte les prétentions des peuples qui se vantent d'être leurs descendants. En France, c'est le préambule obligé de l'histoire nationale.
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