Les Travailleurs de la mer : "L'Esprit de la Tempête devant Gilliatt"

Plume et encre brune sur papier de support (418 x 295 mn).
BNF, Manuscrits, NAF 247452, fol. 358.

Une ébauche de ce dessin très moderne, et qui évoque les profils de Cocteau, figure dans un carnet de 1865. La légende mentionnée sur celui-ci ramène au chapitre du roman dans lequel il a été monté : "L'orage atteignait son paroxysme [...] C'est à cet instant-là qu'au plus noir de la nuée apparaît, on ne sait pourquoi, pour espionner l'effarement universel, ce cercle de lueur bleue que les vieux marins espagnols nommaient l'Oil de la tempête, el ojo de tempestad. Cet oil lugubre était sur Gilliatt." (T. M. II, III, VI) L'influence orientale est ici très sensible : Victor Hugo s'est sans doute inspiré de ces divinités présentées dans un halo de flammes. On comparera notamment ce dessin à certaines représentations de Mahomet dans Le Voyage miraculeux du Prophète (BNF, Manuscrits orientaux, turc 190, f. 44).