Eléphant composite monté par un génie à tête de bouquetin
École moghole, début du XVIIe siècle.
213 x 163 mm (page entière : 429 x 295). Encre sur papier, rehaussée de vert, de bleu, de rouge, d'or. Cadre floral, marge bleue sablée d'or. Au verso, quatrain en persan calligraphié en Nastadliq, sans signature, ni date.
BnF, Mss. Or., Smith-Lesouëf 247, f. 32v (Album Shir Jang).
Le thème de l'animal composé par un assemblage de figures d'hommes et de bêtes a connu, dans l'Inde moghole, une grande fortune, surtout à l'époque tardive. Il s'agit, à la fois, d'un motif d'inspiration indienne, mais aussi d'un thème qu'avaient déjà traité les maîtres persans.
Ainsi, on attribue à Behzâd une peinture exécutée au XVe siècle à Hérat, et conservée à Téhéran, où un taureau composite est monté par une femme représentée de la même manière. (F.R.)