Bhairavi, "celle de Bhaivara" en sanskrit
Recueil de peintures Radjpouth
Ecole moghole provinciale, rajpoute, fin du XVIIIe siècle ?
120 à 124 x 77 à 84 mm la feuille, chacune dans un encadrement (305 x 200 mm). Gouache sur papier ; 38 feuilles, dont 2 de garde.
Ragamala : album de 36 peintures orné de motifs floraux dorés (tranches bordées en papier saumon) assemblées en paravent ; les folios sont réunis dans le sens de la longueur. Reliure ornée de filets estampés à froid et d'une plaque centrale, d'écoinçons et de fleurons recouverts de papier doré estampé
Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Smith-Lesouëf 231, f. 3
© Bibliothèque nationale de France
Assise, une jeune femme rend hommage à une colonnette à l'extrémité arrondie, le linga, qui symbolise le Dieu Shiva. Autour du linga sont disposés une lampe, un gobelet, un brûle-parfums. Derrière la jeune femme se tient une servante qui porte fleurs et offrandes.
Indignés ou fascinés, certains voyageurs et savants occidentaux ont réduit le linga à une pure et simple représentation phallique. Un chapitre du Linga purana relate l'origine mythique du linga : alors que Brahma et Vishnu se disputent, chacun prétendant être le créateur de l'Univers, apparaît une colonne flamboyante sans début ni milieu ni fin, le linga. Assumant la forme d'un sanglier, Vishnu tente alors vainement d'en atteindre la base ; se transformant en cygne, Brahma ne peut en trouver le sommet. Tous deux s'inclinent alors devant le symbole de Shiva qui se met à vibrer du son mystique Aum.
Représenté en pierre, bois ou autre matériau, le linga reçoit un culte, à l'instar des autres images divines.
(G. C.)
 
 

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