Desavairati ? plutôt que balval (sous la peinture)
Recueil de peintures Radjpouth
Ecole moghole provinciale, rajpoute, fin du XVIIIe siècle ?
120 à 124 x 77 à 84 mm la feuille, chacune dans un encadrement (305 x 200 mm). Gouache sur papier ; 38 feuilles, dont 2 de garde.
Ragamala : album de 36 peintures orné de motifs floraux dorés (tranches bordées en papier saumon) assemblées en paravent ; les folios sont réunis dans le sens de la longueur. Reliure ornée de filets estampés à froid et d'une plaque centrale, d'écoinçons et de fleurons recouverts de papier doré estampé
Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Smith-Lesouëf 231, f. 15
© Bibliothèque nationale de France
L'héroïne est assise sur un lit, où sont posés un crachoir et une boîte à chiques de bétel. Elle étend les bras, mains jointes, au-dessus de la tête, geste de bien-être selon certains auteurs, alors qu'une servante lui présente un miroir.
Ce dernier élément iconographique existe aussi dans Vilavali , d'où le titre erroné (balval) sous la peinture.
La chique de bétel (pan en ourdou) consiste en une feuille de l'arbre bétel dans laquelle on a mis des morceaux de noix d'arec et d'autres ingrédients, puis qu'on a pliée et piquée d'un clou de girofle. Mâchée, cette chique donne une couleur rouge à la salive. Selon les ingrédients qu'elle contient, elle peut avoir des effets spécifiques : soporifiques, digestifs, aphrodisiaques...
(G. C.)
 
 

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