Desakhya, sous la peinture : divasak
Recueil de peintures Radjpouth
Ecole moghole provinciale, rajpoute, fin du XVIIIe siècle ?
120 à 124 x 77 à 84 mm la feuille, chacune dans un encadrement (305 x 200 mm). Gouache sur papier ; 38 feuilles, dont 2 de garde.
Ragamala : album de 36 peintures orné de motifs floraux dorés (tranches bordées en papier saumon) assemblées en paravent ; les folios sont réunis dans le sens de la longueur. Reliure ornée de filets estampés à froid et d'une plaque centrale, d'écoinçons et de fleurons recouverts de papier doré estampé
Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Smith-Lesouëf 231, f. 27
© Bibliothèque nationale de France
Trois athlètes à l'exercice : l'un manie la masse, l'autre une haltère, le troisième s'exerce sur un mât.
Les exercices physiques (vyayama) et la lutte (malla-yuddha) font partie de la liste des arts (kala) mentionnés par les textes sanskrits.
Selon le Mahabharata, les princes devaient être instruits dans ces pratiques ainsi que dans le maniement des armes : Drona enseigna les arts martiaux aux Pândava et aux Kaurava. Le Bhagavata­ purana (X,42 à 46) évoque les jeux d'athlètes (malla-krida) et décrit même l'art du pugilat (X, 44, 1-4) et les combats dans l'arène (rata) organisés pour le plaisir du roi Kamsa et de la population. Deux encyclopédies, le Manasollasa du roi Somesvara (XIIe s.), et le Sivatattvarat-nâkara du souverain Basava de Keladi (XVIIIe s.), contiennent un chapitre portant sur l'art de la lutte.
Le Mallapurana (XVe-XVIIe s.) recueille les prescriptions à l'usage de lutteurs professionnels : cet ouvrage sanskrit aurait été rédigé dans les cercles de la corporation (caste ?) des Jyesthi dont il décrit l'origine. Le texte évoque le régime de vie et les exercices (srama) des athlètes : il décrit ainsi les exercices pratiqués avec une massue (gada), une haltère (pindinaka, anneau de pierre à barre centrale), les mouvements à accomplir sur le mât (stambha).
Aujourd'hui encore les lutteurs professionnels s'exercent au malla-stambha autour duquel ils s'enroulent et font diverses acrobaties. Jusqu'à une époque récente, on trouvait, dans la région de Dharwar, dans chaque ville ou village important, une maison de sports avec un équipement de massues, de poids, de chaînes ; bien des régions avaient aussi des gymnases (akhada ou talim), sortes de foyers sportifs.
(G. C.)
 
 

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