La princesse Padmavati
Album "Dames et Seigneurs persans, Ministres, Généraux, Docteurs, et autres peintures parmi lesquelles il se trouvent des modèles d'écriture arabes"
Faizabad, vers 1765
Bibliothèque nationale de France, département des Estampes et de la Photographie, Réserve OD-43 PET FOL, f. 36. Don du colonel Gentil, 1785. Cat. RH n° 163
© Bibliothèque nationale de France
La princesse est parée de bijoux et porte un voile de mousseline brodé d'or. Au-dessus d'elle, un tapis roulé, doré avec semis de fleurs rouges et dans le fond, des niches remplies de flacons de verre, de porcelaines de Chine « bleu et blanc » et des coupes de fruits. Le visage se profile sur une fenêtre dorée dont le dessin et le paysage rappellent le jeu de gangifa de Lucknow, ici exposé. Il s'agit probablement du portrait idéalisé de l'héroïne d'un ouvrage littéraire. Parmi les nombreux ouvrages rapportés par Gentil et donnés à la Bibliothèque du roi en 1778, on peut relever un manuscrit en langue vernaculaire, copie de 1719 en awadhi de l'Histoire de Padmavati. En 1923, la création à Paris de l'opéra-ballet d'Albert Roussel, Padmavati, dont le rôle titre s'inspirait aussi de récits indiens, mit en scène la légende de cette princesse rajpute de Chittor qui préféra se donner la mort (pratique du jauhar), plutôt que d'être livrée au vainqueur musulman.
 
 

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