repères
miniatures et peintures indiennes

Histoire de l'Inde : une bibliographie

  Introduction
L’histoire indienne recèle, pour celle ou celui qui la découvre, d’innombrables surprises liées à sa foisonnante complexité. L’Inde conçue sous les traits d’un État, n’a pas existé ni même été pensée avant la période coloniale. Il n’y eut jamais de « peuple indien » ni de pays nommé « Inde » avant l’époque moderne. Depuis le XXVIe siècle avant J.-C., l’Inde s’est définie avant tout comme un espace de civilisation dont l’état contemporain qui porte ce nom est un héritier lointain et non exclusif. Le terreau védique et hindouiste initial, fécondé par la pensée bouddhiste, a bien engendré une « civilisation indienne », dans le sens où il exista une sensibilité, des espérances et des références textuelles communes, une manière spécifique de voir et de se voir, dans et hors du monde. Mais cette unité culturelle fit longtemps contraste avec un formidable morcellement politique, rarement réduit par la constitution d’éphémères empires aux capacités unificatrices souvent limitées.
Par ailleurs, on aurait tort de penser que l’état indien contemporain est seulement tributaire de la civilisation hindoue traditionnelle : l’Inde est actuellement le troisième pays du monde en nombre de musulmans. Les siècles de domination musulmane que connurent les territoires indiens laissèrent une empreinte profonde sur les mentalités, la culture et les modes de vie. Au bout du compte, ce fut surtout la lutte contre l’occupant anglais – dernier unificateur politique d’un territoire vaste comme un continent – qui servit de creuset à la construction de l’identité indienne contemporaine, synthèse complexe entre civilisation hindoue et musulmane, et qui unifie dans un compromis permanent mais autour de valeurs démocratiques communes, une multitude de groupes sociaux, culturels et ethniques.
La présente bibliographie s’efforce de rendre compte de la complexité de cette histoire trois fois millénaire. Elle propose une sélection de titres consultables en libre-accès dans les espaces du haut-de-jardin (Bibliothèque d’étude) pour l’essentiel, en rez-de-jardin (Bibliothèque de recherche) dans une moindre mesure. Des titres conservés dans les magasins de la bibliothèque de recherche (niveau rez-de-jardin), ont aussi été mentionnés, quand il n’existait pas de ressources de même niveau dans les collections librement consultables.