Kalila et Dimna
Ibn al-Muqaffa’, Kalila wa Dimna
Égypte ou Syrie (?), milieu du XIVe siècle.
Papier, 119 f., 30 × 23 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 3467, f. 21
© Bibliothèque nationale de France
Les deux chacals qui ont donné leur nom au livre, Kalila et Dimna, sont en grande conversation. Le premier compare l’habileté du courtisan dont les mensonges semblent vrais et les vérités fausses, à l’art du peintre. Celui-ci, en représentant une scène en trompe l’œil, donne l'impression que ses personnages se trouvent devant ou derrière un mur alors que la surface est totalement plane.
Caractéristique de la peinture sous les Mamelouks, la palette de couleurs utilise des teintes vives, jamais réalistes. Les deux chacals sont peints en orange et en rose qui contrastent avec le vert de la bande d'herbe. Avec les deux arbustes, le sol herbu est le moyen d'indiquer que la scène se déroule à l'extérieur. Les plantes qui structurent la composition de façon symétrique, sont très stylisées. Les troncs bleu et rose sont formés d'un empilement de petits motifs tandis que les larges feuilles et les fleurs de deux couleurs n'ont rien à voir avec la réalité. La gueule ouverte et la patte levée sont des conventions utilisées pour montrer la conversation entre les deux animaux.
 
 

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