Le lion et le chacal
Ibn al-Muqaffa’, Kalila wa Dimna
Égypte ou Syrie (?), milieu du XIVe siècle.
Papier, 119 f., 30 × 23 cm
BnF, département des Manuscrits, arabe 3467, f. 100
© Bibliothèque nationale de France
Cette fable montre combien les princes doivent être vigilants pour discerner le vrai du faux. Un chacal était connu dans tout le pays pour sa piété et son refus de tuer pour vivre. Un jour, le lion qui régnait dans les parages, le fit appeler et lui demanda de devenir son conseiller. Il se prit d’une telle amitié pour lui que ses proches en conçurent de la jalousie et ourdirent un plan contre lui. Lorsque le roi, au vu de leurs intrigues, voulut le faire tuer, sa mère intervint et lui démontra qu’il avait été dupé et que le chacal était innocent.
Bien qu’illustrant une fable différente, cette scène reprend la même iconographie que celle située au début du manuscrit. Le chacal est peint en rose, rehaussé de doré. À coté de lui, le lion est lui aussi représenté de la même façon. Seule sa patte levée et son expression suggère les propos amicaux qu’il tient au chacal.
 
 

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